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L’effet Dunning Kruger, gangrène de la transfo ?

L’effet Dunning Kruger, ce biais cognitif dans l’apprentissage aussi appelé surconfiance, vient régulièrement toucher les équipes en phase de montée en compétence sur le devOps et l’agilité, créant des départs compliqués voire mettant en cause les base mêmes sur lesquelles se construisent les transformations digitales.

L’effet Dunning Kruger

Pour résumer, l’effet dunning kruger, qui reste encore controversé, aussi appelé surconfiance, décrit un état dans lequel se trouve tout apprenant durant sa découverte du sujet. il passerait ainsi très rapidement par une phase de “surconfiance” pendant laquelle il “pense” tout connaitre du sujet après s’être quelque peu renseigné. Cet effet expliquerai par exemple l’impression de beaucoup d’être epidemiologiste, notamment sur les réseaux sociaux, pendant le période que nous vivons.

Selon les auteurs, les personnes passent par 3 stades, tout d’abord la Montagne de la stupidité (l’effet Dunning Kruger – Je ne sais pas que je ne sais pas ou je pense que je sais), ensuite la vallée de l’humilité (Je sais que je ne sais pas) et enfin l’atteinte du plateau de la consolidation (Je sais que je sais).

Ça commence par vous

J’ai eu l’occasion d’observer cet effet à plusieurs reprises dans des cas de transformation digitale d’entreprise. A commencer par moi ! Une transfo c’est beaucoup de concepts nouveaux avec lesquels il faut jouer, une nouvelle entreprise c’est une aussi la découverte d’une nouvelle organisation on ne peut pas maitriser l’ensemble dès le départ, et bien souvent dans mon parcours j’ai eu l’impression de savoir (ou de connaitre) pour me rendre compte que ce n’était pas le cas.

Bien souvent l’arrivée sur un nouveau produit, la mise en place de nouvelles pratique s’accompagne d’un plan de formation et les personnes pensent qu’il suffit de la suivre pour être en mesure de l’appliquer… Or ce n’est pas le cas. De mon experience, un livre lu ou une certification, ne sont pas une fin et ne donnent pas vraiment de légitimité ou de savoir. Le seul moyen d’apprendre c’est de faire !

Comment éviter l’effet Dunning Kruger

Pour éviter cet effet, ou sa trop grande importance, je pense qu’il faut travailler à deux niveaux : un travail sur soi pour la personne qui intègre une transformation mais aussi un travail d’accompagnement par l’organisation qui transforme.

Au niveau personnel, pour moi la première des qualité à avoir dans les démarches d’apprentissage c’est l’humilité. On ne sait pas ou tout du moins on écoute les autres, on se confronte et on décide. En suite il me semble important de travailler sur les causes plus que sur les outils, comprendre le mécanisme permet de s’adapter et d’être plus pertinent en challengeant les idées. Le pourquoi est plus important que le quoi. Enfin, il faut toujours se questionner et se demander en permanence si on est juste, si on pousse la bonne décision. Ce doute et cette remise en question permettent de pivoter au bon moment.

Au niveau des organisations, il est important de ne pas négliger l’amont et les personnels d’encadrement (le management en français). Ce sont eux qui doivent le plus comprendre les démarches et les technos, ce sont aussi souvent eux qui ont le plus de pression de leur hierarchie et de doutes sur leur place et utilité dans les nouvelles organisations. Ils doivent non seulement adhérer mais bien intégrer les changements et le mindset. C’est fou comme j’en ai vu ne pas comprendre qu’on n’allait ni leur mentir (transparence), ni les lacher (un seul objectif fournir un logiciel qui fonctionne). De même, il faut repasser régulièrement sur les équipes de production déjà en place. Des années de cycle en V on laissé des marques profondes, les mauvaises habitudes reviennent vite. Une passe dans les équipes tant méthodologique que technique doit être prévue.

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